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Il est vivant parmi nous aujourd'hui !

Rafaël Guízar Valencia

Bienheureux Rafael Guízar Valencia, évêque mexicain (26 avril 1878 - 6 juin 1938)

 

Au Mexique à la fin du XIX ème siècle...


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Michoacan
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Rafaël est né au Mexique à Cotija de la Paz dans le Michoacán, le 26 avril 1878. Il était le septième des onze fils du ménage Guízar Valencia. Ses parents, Prudencio et Natividad, étaient très catholiques. Au Mexique, à cette époque, il y avait -et il y a encore aujourd’hui- des familles de grande tradition catholique.

Rafael a bénéficié d’une éducation solide et de l’exemple de ses parents. Sa famille possédait un des plus riches domaines de la région. Il allait à l’école du village. A l’âge de neuf ans, il perdit sa mère. C’est ainsi qu’il commença, dans la douleur, à se forger l’esprit paternel qui le caractérisa plus tard. En 1890, Rafaël débuta ses études au collège jésuite Saint Stanislas.

Agé d’à peine douze ans, il montrait déjà une pureté d’intention exceptionnelle, une prédisposition à l’amour de Dieu et une personnalité d’homme d’action.

 
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Une éducation éclairée, d’admirables dispositions naturelles et l’ambiance de sa région natale ont contribué à lui faire découvrir sa Vocation Sacerdotale jusqu’à ce qu’elle devienne un grand arbre de sainteté et de zèle pour les âmes.

Rafael commença ses études ecclésiastiques au séminaire auxiliaire de Cotija en 1891(photo ci-dessous). Il dut les interrompre pour répondre au besoin de sa famille se consacrant alors au domaine familial. Cet épisode a renforcé en lui son désir de devenir prêtre.

 

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Plus tard, il reprit ses études au séminaire de Zamora, plus grand que celui de Cotija. Elles furent couronnées par son Ordination Sacerdotale, le 1er juin 1901 dans la cathédrale de Zamora. Il fut directeur spirituel du séminaire de Zamora où il a enseigné la Théologie dogmatique. Il fut rapidement nommé missionnaire apostolique par le Pape Léon XIII, charge qui le consacrait à évangéliser les populations qu’il visitait. Il utilisait un "catéchisme" simple qu’il avait écrit lui-même.

 

Au moment de la révolution mexicaine de 1910...


Au moment de la révolution mexicaine de 1910 il s’est occupé particulièrement des mourants et de leurs familles. En 1913, il s’est mis à prêcher entre les soldats, dans la Ville de Mexico, Puebla y Morelos.

Il a également aidé les blessés de l’armée de Carranza et a obtenu de s’infiltrer comme aumônier dans l’armée de Zapata. Déguisé en vendeur de camelote dans l’armée, au milieu des pluies de balles, il s’approchait de ceux qui agonisaient et il leur offrait la réconciliation avec Dieu, il leur donnait l’absolution sacramentelle et souvent, il leur donnait aussi le Viatique sacré qu’il portait avec lui de manière occulte, pour que son état de prêtre ne soit pas découvert.

Il a échappé miraculeusement à deux sentences d’exécution et, pour l’une d’elles, alors qu’il était déjà devant le peloton de soldats, prêts à ouvrir le feu.

 

 

Ce fut un prêtre exemplaire qui eut une vie très mouvementée aux temps orageux de la persécution religieuse.


En tant que prêtre, il dut accepter, avec une grande résignation et un esprit d’obéissance héroïque, une peine injuste de suspension a divinis due à la calomnie et à la jalousie qui lui a été infligée par son évêque.

Pendant la persécution religieuse des années vingt, le père Guízar a dû se rendre en exil aux Etats-Unis, au Guatemala et dans l’île de Cuba. Là, il a pu poursuivre son œuvre missionnaire. En juillet 1919, il se trouvait à La Havane, à Cuba quand il reçut la nouvelle que le Pape Benoît XV l’avait nommé évêque de Veracruz. Le 30 novembre 1919, il reçut à La Havane, à Cuba, la Consécration Episcopale, du Délégué Apostolique, Monseigneur Tito Trochi.



 

Il arriva à Veracruz le 3 janvier 1920...

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Parmi ses nombreuses œuvres d’évêque, peuvent être notées la reconstruction du séminaire diocésain, à Xalapa, puis son transfert dans la Ville de Mexico, lorsque les troupes anticléricales se sont appropriées les bâtiments de l’Église. Face à la persécution religieuse, sous le gouvernement du président Plutarco Elías Rues, il dut se rendre à Mexico avec ses séminaristes, et il demanda aux prêtres de Veracruz de poursuivre leur sacerdoce dans la clandestinité.

Monseigneur Guízar arriva à maintenir le séminaire ; les autorités le recherchaient activement et, pour sauver sa vie, il dut fuir le pays ; il se rendit aux Etats-Unis, à Cuba, au Guatemala et en Colombie.

Sur les dix-huit ans de son épiscopat, il n’a pu résider que huit ans à Veracruz à cause des lois anticléricales.


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Il parcourut son immense diocèse en différentes occasions, très souvent à dos d’âne ou à cheval, faisant de chaque visite pastorale une véritable mission qui renouvelait la vie chrétienne des paroisses.

Le 7 mai 1929, le Président Portes Gil déclara sa bonne volonté et son désir de dialogue avec les Évêques. En entendant cela, Monseigneur Guízar Valencia décida de retourner dans sa Patrie, pour s’occuper de son Diocèse et de son Séminaire.

Le 24 mai il envoya une lettre à tous ses fidèles en leur demandant de prier pour qu’il puisse arriver à un règlement pacifique de la situation entre l’Église et l’État. Le règlement, bien que provisoire, fut rendu public le 22 juin 1929.


En 1931, face à la loi édictée par le gouverneur de Veracruz, Adalberto Tejeda, qui imposait un contrôle du gouverneur sur le culte dans le diocèse et limitait le nombre de prêtres à un par cent mille habitants (treize prêtres pour l’ensemble de l’État de Veracruz), Monseigneur Guízar dut s’exiler pour la troisième fois à Puebla et à Mexico. Plus tard il y retourna, bien qu’il ait été condamné à mort.


 

Après une pénible maladie...


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Après une pénible maladie, il décéda dans une maison contiguë au bâtiment de son Séminaire, à Mexico et fut accompagné spirituellement par son frère Antonio, archevêque de Chihuahua. Monseigneur Guízar demanda à mourir couché sur le sol, en signe d’austérité et de conscience claire de sa condition de créature de Dieu.

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Le cœur de Mgr Rafael Guízar Valencia est incorrompu (photo ci-contre).

Ce fut un homme auquel Dieu avait accordé de très nombreux dons, un grand combattant pour la cause de la liberté religieuse, un homme qui n’avait peur de personne, qui s’occupait de son séminaire comme de la prunelle de ses yeux, qui a pratiqué l’obéissance à un degré héroïque pendant les premières années de sa vie sacerdotale et qui vivait dans un très grand esprit de pauvreté. Lorsqu’il fut très malade, il demanda qu’on le mette sur le sol parce qu’il voulait mourir pauvre, sans aucun confort. Et c’est ainsi qu’il est mort, sur le sol, dans une extrême pauvreté, en exil, loin de son diocèse, dans une petite maison de Mexico en juin 1938.

Il fut béatifié le 29 janvier 1995, par Sa Sainteté Jean Paul II, dans la Basilique Saint Pierre,
à Rome.

 

 

Une des sœurs du futur saint, María, a été mère de la Servante de Dieu Maura Degollado Guízar (Mamá Maurita), mère à son tour du père Marcial Maciel, fondateur des Légionnaires du Christ et du Mouvement d’apostolat Regnum Christi. Le père Maciel raconte sur son oncle :

"Je me rappelle qu’il m’a invité parfois à l’accompagner dans Mexico. Il portait un accordéon dont il jouait très bien, mais je ne savais pas encore pourquoi il l’avait pris. Lorsque nous sommes arrivés à ce lieu très fréquenté, il a sorti son accordéon et il a commencé à chanter des chansons populaires... les gens se sont réunis en cercle autour de lui. Quand il y en eut un nombre suffisamment grand, il a laissé de côté son accordéon et a commencé à prêcher le Christ. Je ne sais pas si l’a fait pour me donner une leçon. Je crois que cela lui sortait naturellement de l’âme et l’on voyait qu’il jouissait vraiment quand il pouvait parler du Christ aux autres "

("Ma vie, c'est le Christ")

 

On le fête le 6 juin.

Mgr Rafaël Guízar Valencia à un pas de la canonisation...

Le Saint Siège a promulgué le décret de reconnaissance du miracle obtenu par l’intercession du bienheureux Rafaël Guízar Valencia.

ART-0284

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Vatican, le 05 mai 2006. - Benoît XVI a autorisé la promulgation du décret qui reconnaît un miracle attribué à l’intercession du bienheureux Rafaël Guízar Valencia, qui fut le cinquième évêque de Veracruz, et évangélisateur au Mexique pendant la cruelle persécution religieuse du siècle passé.


 

Le fait miraculeux s’est produit à Xalapa, Veracruz (Mexique). Les médecins ont détecté chez un bébé, le futur Rafael de Jésus, dans le sein de sa mère à 31 semaines de gestation, un palais fendu et un bec de lièvre. Les médecins étaient certains que ce bébé naîtrait avec cette malformation. La famille et les parents ont confié sa santé à Dieu, en invoquant l’intercession du bienheureux évêque de Veracruz. Quand est né l’enfant, les parents ont demandé au médecin : "Comment va-t-il ?". Les médecins ont répondu : "Sain, sans aucune malformation...". La reconnaissance d’un miracle attribué à son intercession est une des conditions décisives pour qu’un bienheureux puisse être canonisé.

 

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Vous pouvez télécharger le fichier ci-dessous. C'est une réflexion sur l'Eglise d'aujourd'hui à travers l'exemple du Père Rafaël écrite par le Père Alvaro Corcuera, directeur général de la Légion du Christ et du mouvement Regnum Christi.
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