Le Père Francisco de Asis Albanir est né à Baena dans la province de Cordoue en Espagne, le 20 novembre 1961. Il est entré à la Légion en septembre 1980. Il a accompli son travail apostolique à l'école CEYCA de Mexico et il a aussi fait partie de l'équipe de l'Administration Territoriale de cette ville. Puis il y travailla dans l'animation de groupes de jeunes avant d'être envoyé remplir la même fonction dans le sud de l'Italie. Il fit ses études à Rome où il obtint sa licence de philosophie à l'Université Grégorienne. En 1994 il dirigeait des groupes de jeunes à Valence, en Espagne.
Les chemins de Dieu ne sont pas les nôtres. Pour chacun d'entre nous le Christ a son moment : nous pouvons fuir, nous cacher, mais Il sait nous conduire vers cette histoire d'amour qui est son regard, son appel et les longues années de réponse.
Depuis tout petit mon plus grand rêve était d'être pilote ; jusqu'à l'âge de dix-sept ans tout mon intérêt et mon enthousiasme allaient des avions au sport, puis du sport à la musique et aux amis.
Pourtant cette histoire d'amour fut marquée par quelques jalons où Dieu se révélait plus ou moins clairement. D'abord ma famille : l'atmosphère qui y régnait a toujours été très chrétienne tout en étant simple. Au milieu des difficultés typiques de toutes les familles mes parents furent toujours pour moi, un témoignage d'amour envers leurs enfants et de sacrifices pour nous donner toujours ce qui était le mieux.
Parmi mes rares souvenirs d'enfance, je me rappelle disant le chapelet en famille lorsque j'avais douze ou treize ans et m'étant fâché parce que mon père m'avait dit que je serai prêtre. Je suis né à Baena, un village de la province de Cordoue, où j'ai passé toutes mes vacances, m'amusant avec tous les autres enfants de mon âge. Les vacances finies, nous retournions à Madrid où j’ai vécu depuis mes premiers mois.
Je vis la réflexion de la main de Dieu dans mon engouement pour les avions. Au fond cela reflétait un désir de liberté, d'indépendance, de plénitude que seul Dieu peut apporter. Aujourd'hui je ne pilote aucun avion, mais j'ai conscience de conduire une grande quantité d'âmes qui dépendent de ma vocation sacerdotale, mais le vrai pilote c'est Dieu qui me guide vers un destin : la vie éternelle. Une des pensées qui me consolent le plus est de passer de l'autre côté dans l'éternité et de rencontrer tous ces gens qui, dans le combat de ma vie, ont lutté avec moi !
Une des séries de jalons vers le sommet de la vocation se trouvait dans la pratique du sport et me permit de me tenir à l’écart de bien des vices et hobbies qui entraînèrent certains de mes amis vers une vie vide de sens. Il faut pourtant dire que le foot m’a donné une excuse pour ne pas suivre mon frère à des exercices spirituels, mais Dieu sait arriver à ses fins ; je me suis blessé : finies les excuses ! Je suivis donc les exercices spirituels en février 1978, dirigés par Abelardo de Armas, un de ces personnages-clefs dans l'histoire de ma vie. Il sut gagner mon amitié et me rapprocher du Christ. A partir de ce moment-là je pris une part active avec la Milicia de Santa Maria où je commençai à découvrir un christianisme militant et enthousiaste. Dieu préparait le terrain de mon âme pour la Légion du Christ.
Je sortais avec une jeune fille qui fut un moyen providentiel pour découvrir ma vocation ; en effet, mon plus grand désir était un amour qui ne s’éloignerait jamais et c'était celui de Dieu. En mai 1979 je choisis la vocation sacerdotale. Je dois en grande partie cette découverte à Mère Lucia (Missionnaire du Saint Sacrement et de Marie Immaculée) que je voyais fréquemment. Un jour elle me demanda ce que je voulais faire de mon avenir et je lâchai sans y penser que le sacerdoce était ma quatrième alternative ; ce à quoi elle me répondit que Dieu devait avoir la première place. Ce fut ma première étincelle de vocation.
A cela s'ajouta une lecture de Jean Paul II où il parlait du besoin de prêtres. Je me sentis directement interpellé par Dieu. En août de la même année, je commençais à travailler à la Caja de Ahorros y Monte de Piedad de Madrid. Dieu savait bien ce qu'il faisait, moi non. En février 1980, je suis allé au Mexique pour accompagner la chorale de la Caja et, pendant ce voyage, je fis la connaissance de don Guillemo Gesta, chapelain de la Compagnie : une autre de ces personnes que Dieu avait mises sur mon chemin et qui me rendit le sacerdoce plus désirable et attirant. En mai et juin, je fis la connaissance de deux pères légionnaires du Christ qui m'apportèrent une nouvelle image sacerdotale. La décision de tout laisser se faisait de plus en plus pressante. En août, je pris une semaine de vacances et me dirigeai vers le Séminaire des Légionnaires du Christ de Salamanque. Leur idéal de dévouement total fit ma conquête. Mon cœur d'adolescent voulait donner tout ou rien. Je retournai à Madrid où, avec l'aide du Père Desmond Coates, j'obtins l'accord de mes parents. Il est sûr que la vocation est tout à fait personnelle, mais les parents y participent aussi par leur acceptation et la douleur de la séparation. Dieu, pourtant, ne se laisse pas surpasser en générosité.
Le 15 septembre je suis rentré au noviciat, laissant derrière moi mes amis et amies, ainsi qu’un monde qui m'avait toujours traité avec bienveillance.
Noviciat et humanités : trois ans ; Rome, deux ans. En 1985 je commençais l'aventure apostolique au Mexique. Cinq ans de formation très pleins et chargés de bonheur, puis je fus nommé préfet de discipline à l'école CEYCA pendant un an. Les deux ans suivants, je travaillais avec la section des jeunes de Mexico avec le Père Jesus Blasquez. Années inoubliables de dévouement à l'apostolat : aider les jeunes à rencontrer Dieu, les enthousiasmer pour le Christ et les lancer dans l'apostolat. Et s'il est bien triste de voir des jeunes opter pour leur égoïsme et leur confort, il est réconfortant de voir comment Dieu pénètre en beaucoup d'autres qui sont capables de répondre avec grande générosité à ce que Dieu leur demande. En 1988, je retournais à Rome poursuivre mes études de philosophie et de théologie jusqu'en 1992. Ces années d'études étaient entrecoupées d'apostolat dans la péninsule sorrentine et à Naples. Je rends grâce à Dieu pour le grand nombre de personnes que j'ai connues et pour les mille expériences qui en ont découlées. Au milieu des nombreuses limites et faiblesses de ces années de formation, Dieu est devenu l'Ami toujours présent. Cet ami a un visage : les supérieurs, très spécialement le Père Maciel.
Au début de la troisième année de théologie, pendant les exercices spirituels, méditant sur l'obéissance, le Père Alvaro Corcuera, recteur du Centre de Rome, me communiqua mon nouveau destin : préfet de discipline à l'école Cumbres à Valence, en Espagne. Le 1er décembre mon supérieur m'apprit la nouvelle de mon ordination diaconale le 26 du même mois. J'étais tellement surpris que je crus que c'était l'année suivante. J'étais sûr, vu l'amour que Jésus m'avait montré depuis toujours avec l'appui et confiant en Lui et en Marie, et je franchis ce pas qui m'identifierait de façon tellement spéciale à Jésus-Christ.
Le Père Francisco de Asis Albanir est né à Baena dans la province de Cordoue en Espagne, le 20 novembre 1961. Il est entré à la Légion en septembre 1980. Il a accompli son travail apostolique à l'école CEYCA de Mexico et il a aussi fait partie de l'équipe de l'Administration Territoriale de cette ville. Puis il y travailla dans l'animation de groupes de jeunes avant d'être envoyé remplir la même fonction dans le sud de l'Italie. Il fit ses études à Rome où il obtint sa licence de philosophie à l'Université Grégorienne. En 1994 il dirigeait des groupes de jeunes à Valence, en Espagne.
Les chemins de Dieu ne sont pas les nôtres. Pour chacun d'entre nous le Christ a son moment : nous pouvons fuir, nous cacher, mais Il sait nous conduire vers cette histoire d'amour qui est son regard, son appel et les longues années de réponse.
Depuis tout petit mon plus grand rêve était d'être pilote ; jusqu'à l'âge de dix-sept ans tout mon intérêt et mon enthousiasme allaient des avions au sport, puis du sport à la musique et aux amis.
Pourtant cette histoire d'amour fut marquée par quelques jalons où Dieu se révélait plus ou moins clairement. D'abord ma famille : l'atmosphère qui y régnait a toujours été très chrétienne tout en étant simple. Au milieu des difficultés typiques de toutes les familles mes parents furent toujours pour moi, un témoignage d'amour envers leurs enfants et de sacrifices pour nous donner toujours ce qui était le mieux.
Parmi mes rares souvenirs d'enfance, je me rappelle disant le chapelet en famille lorsque j'avais douze ou treize ans et m'étant fâché parce que mon père m'avait dit que je serai prêtre. Je suis né à Baena, un village de la province de Cordoue, où j'ai passé toutes mes vacances, m'amusant avec tous les autres enfants de mon âge. Les vacances finies, nous retournions à Madrid où j’ai vécu depuis mes premiers mois.
Je vis la réflexion de la main de Dieu dans mon engouement pour les avions. Au fond cela reflétait un désir de liberté, d'indépendance, de plénitude que seul Dieu peut apporter. Aujourd'hui je ne pilote aucun avion, mais j'ai conscience de conduire une grande quantité d'âmes qui dépendent de ma vocation sacerdotale, mais le vrai pilote c'est Dieu qui me guide vers un destin : la vie éternelle. Une des pensées qui me consolent le plus est de passer de l'autre côté dans l'éternité et de rencontrer tous ces gens qui, dans le combat de ma vie, ont lutté avec moi !
Une des séries de jalons vers le sommet de la vocation se trouvait dans la pratique du sport et me permit de me tenir à l’écart de bien des vices et hobbies qui entraînèrent certains de mes amis vers une vie vide de sens. Il faut pourtant dire que le foot m’a donné une excuse pour ne pas suivre mon frère à des exercices spirituels, mais Dieu sait arriver à ses fins ; je me suis blessé : finies les excuses ! Je suivis donc les exercices spirituels en février 1978, dirigés par Abelardo de Armas, un de ces personnages-clefs dans l'histoire de ma vie. Il sut gagner mon amitié et me rapprocher du Christ. A partir de ce moment-là je pris une part active avec la Milicia de Santa Maria où je commençai à découvrir un christianisme militant et enthousiaste. Dieu préparait le terrain de mon âme pour la Légion du Christ.
Je sortais avec une jeune fille qui fut un moyen providentiel pour découvrir ma vocation ; en effet, mon plus grand désir était un amour qui ne s’éloignerait jamais et c'était celui de Dieu. En mai 1979 je choisis la vocation sacerdotale. Je dois en grande partie cette découverte à Mère Lucia (Missionnaire du Saint Sacrement et de Marie Immaculée) que je voyais fréquemment. Un jour elle me demanda ce que je voulais faire de mon avenir et je lâchai sans y penser que le sacerdoce était ma quatrième alternative ; ce à quoi elle me répondit que Dieu devait avoir la première place. Ce fut ma première étincelle de vocation.
A cela s'ajouta une lecture de Jean Paul II où il parlait du besoin de prêtres. Je me sentis directement interpellé par Dieu. En août de la même année, je commençais à travailler à la Caja de Ahorros y Monte de Piedad de Madrid. Dieu savait bien ce qu'il faisait, moi non. En février 1980, je suis allé au Mexique pour accompagner la chorale de la Caja et, pendant ce voyage, je fis la connaissance de don Guillemo Gesta, chapelain de la Compagnie : une autre de ces personnes que Dieu avait mises sur mon chemin et qui me rendit le sacerdoce plus désirable et attirant. En mai et juin, je fis la connaissance de deux pères légionnaires du Christ qui m'apportèrent une nouvelle image sacerdotale. La décision de tout laisser se faisait de plus en plus pressante. En août, je pris une semaine de vacances et me dirigeai vers le Séminaire des Légionnaires du Christ de Salamanque. Leur idéal de dévouement total fit ma conquête. Mon cœur d'adolescent voulait donner tout ou rien. Je retournai à Madrid où, avec l'aide du Père Desmond Coates, j'obtins l'accord de mes parents. Il est sûr que la vocation est tout à fait personnelle, mais les parents y participent aussi par leur acceptation et la douleur de la séparation. Dieu, pourtant, ne se laisse pas surpasser en générosité.
Le 15 septembre je suis rentré au noviciat, laissant derrière moi mes amis et amies, ainsi qu’un monde qui m'avait toujours traité avec bienveillance.
Noviciat et humanités : trois ans ; Rome, deux ans. En 1985 je commençais l'aventure apostolique au Mexique. Cinq ans de formation très pleins et chargés de bonheur, puis je fus nommé préfet de discipline à l'école CEYCA pendant un an. Les deux ans suivants, je travaillais avec la section des jeunes de Mexico avec le Père Jesus Blasquez. Années inoubliables de dévouement à l'apostolat : aider les jeunes à rencontrer Dieu, les enthousiasmer pour le Christ et les lancer dans l'apostolat. Et s'il est bien triste de voir des jeunes opter pour leur égoïsme et leur confort, il est réconfortant de voir comment Dieu pénètre en beaucoup d'autres qui sont capables de répondre avec grande générosité à ce que Dieu leur demande. En 1988, je retournais à Rome poursuivre mes études de philosophie et de théologie jusqu'en 1992. Ces années d'études étaient entrecoupées d'apostolat dans la péninsule sorrentine et à Naples. Je rends grâce à Dieu pour le grand nombre de personnes que j'ai connues et pour les mille expériences qui en ont découlées. Au milieu des nombreuses limites et faiblesses de ces années de formation, Dieu est devenu l'Ami toujours présent. Cet ami a un visage : les supérieurs, très spécialement le Père Maciel.
Au début de la troisième année de théologie, pendant les exercices spirituels, méditant sur l'obéissance, le Père Alvaro Corcuera, recteur du Centre de Rome, me communiqua mon nouveau destin : préfet de discipline à l'école Cumbres à Valence, en Espagne. Le 1er décembre mon supérieur m'apprit la nouvelle de mon ordination diaconale le 26 du même mois. J'étais tellement surpris que je crus que c'était l'année suivante. J'étais sûr, vu l'amour que Jésus m'avait montré depuis toujours avec l'appui et confiant en Lui et en Marie, et je franchis ce pas qui m'identifierait de façon tellement spéciale à Jésus-Christ.
