- Ordre de l’univers - Hasard
I. Le hasard
1. Nous devons commencer par clarifier notre langage. Disons tout de suite que le « hasard à l’état pur » n’existe pas.
2. A quel moment se situerait le hasard à l’état pur ? Si un événement, un fait, quelque chose d’accidentel avait toujours, à chaque instant, les mêmes probabilités d’être et de ne pas être ( équiprobabilité).
3. Il est évident que dans ces conditions, rien n’existerait parce que : qu’une chose existe ou qu’elle n’existe pas, qu’une chose ou une autre se forme, ou même une autre différente, et ainsi à l’infini, la probabilité – dans le cas du pur hasard – doit être la même.
4. Mais nous voyons que les choses existent, nous voyons par exemple que des êtres vivants existent et que cela signifie qu’ils ont été l’objet d’une probabilité plus grande, en face de la probabilité de « ne pas exister ». Il n’y a donc pas eu d’équiprobabilité. Ceci prouve que le pur hasard n’existe pas.
5. Celui qui parle de hasard se réfère donc à une « probabilité restringente ». Ce hasard se réduit à la rencontre « occasionnelle » d’éléments qui composent les organes et leurs mutations – toujours casuelles -. Si de cette rencontre sort quelque chose d’utile pour eux-mêmes ou pour l’espèce à laquelle ils appartiennent, la mutation perdure. Dans l’autre cas, elle est éliminée.
6. Nous mentionnerons une série de déclarations que tout catholique devrait apprendre de mémoire et utiliser pendant les discussions et les débats, à l’école ou entre amis, afin de montrer qu’il est beaucoup plus raisonnable d’admettre l’existence de Dieu que de s’en remettre au hasard pour la nier.
7.. Commençons par le scientifique compétent et très connu, le physicien italien Carlo Rubbia, prix Nobel 1984. Voici ce qu’il dit : « Parler de l’origine du monde, pousse inévitablement à penser à la création et, regardant la nature, on découvre qu’il existe un ordre trop précis qui ne peut être le résultat du hasard, de chocs entre des « forces » comme nous les physiciens nous continuons à le soutenir. Mais je crois que l’existence d’un ordre préétabli dans les choses est encore plus évidente en nous qu’ailleurs. » (de Carlo Fiore, Scienza e fede, Elle di ci, Torino 1986, p 23).
8. Faisons attention aux paroles de Rubbia que nous avons soulignées. Il parle du point de vue d’un observateur, d’un scientifique qui « observe la nature ». Il ne se réfère pas à la foi et n’énonce pas non plus de vérités philosophiques. Comme un scientifique qui étudie la création, il se rend compte que l’ordre existant de la création est si complexe (la science n’est capable que de le calculer partiellement et de comprendre sa perfection intrinsèque, mais elle n’est certainement pas capable de donner vie à quelque chose de semblable), qu’elle ne peut pas être attribuée à un hasard aveugle.
9. Écoutons un autre scientifique, cette fois un non croyant, l’astrophysicien Stephen Hawking : « Les lois de la science telles que nous les connaissons aujourd’hui contiennent beaucoup de nombres fondamentaux comme la charge électrique de l’électron et la relation de la masse du proton liée à celle de l’électron […]. Le fait tout à fait notable est que les valeurs de ces nombres semblent avoir été exactement coordonnées pour que le développement de la vie soit rendu possible ». (Dal Big-Bang ai buchi neri, Rizzoli 1992, p 147).
10. Hawking ne croit pas en Dieu. Cependant il constate comme scientifique que les lois de la science contiennent des nombres qui « semblent avoir été exactement coordonnées ». Par qui ? nous demandons-nous. Certainement pas par hasard parce que le hasard ne coordonne rien, c’est-à-dire qu’il ne met pas en ordre des éléments différents comme ceux que nous trouvons dans la création. Pourquoi ne pas admettre, beaucoup plus raisonnablement, l’existence d’un Coordinateur tout puissant, c’est-à-dire Dieu ?
11. Du même Hawking, reprenons une affirmation que nous avons rappelée dans le chapitre précédent : « Toute l’histoire de la science a été une graduelle prise de conscience du fait que les événements ne se succèdent pas de façon arbitraire, mais qu’ils reflètent un ordre sous-jacent » (Cité en Eugenio Corti Giancarlo Cavlleri, Scienza e fe, Mimep – Docete, Pessano 1995, p 16)
12. Si les événements ne se succèdent pas de façon arbitraire, c’est-à-dire s’ils n’arrivent pas par hasard, parce qu’ils reflètent un ordre sous-jacent, il ne nous reste qu’à admettre l’existence d’un Être intelligent, c’est-à-dire de Dieu, qui les a ordonnés.
13. Grichka Bogdanov est licencié en physique théorique. Avec son frère Igor, astrophysicien et le philosophe français Jean Guitton, il est l’auteur d’un best-seller intitulé « Dieu et la Science » (Bompiani 1992). Écoutons ce qu’il dit au sujet du hasard : « Une cellule vivante est composée par une vingtaine d'acides aminés qui forment une chaîne compacte. La fonction de ces acides aminés dépend, à son tour, de presque dix mille enzymes spécifiques… Les biologistes arrivent à calculer que la probabilité que mille millions d’enzymes s’unissent par hasard de façon ordonnée pour former une cellule vivante (au cours d’une évolution de plusieurs mille millions d’années) est de l’ordre de 101 000 (un suivi de mille zéros) pour1.
14 Les faits que rapporte le physicien Grichka Bogdanov sont lumineux. Si le calcul des scientifiques exclut que le hasard soit l’auteur de l’ordre régnant entre les enzymes d’une seule cellule, comment peut-on admettre que l’ordre régnant dans tout l’univers soit le fruit du hasard ? Vraiment, nier l’existence de Dieu en tant qu’auteur de la Création et attribuer au « hasard » l’ordre et la complexité de l’univers est totalement irrationnel.
15. Continuons à faire attention aux paroles de Grichka Bogdanov : « Pour que la formation des nucléoniques arrive « par hasard » à l’élaboration d’une molécule de RNA (acide Ribonucléique) utilisable, il aurait fallu que la nature multiplie les essais hasardeux pendant au moins 1015 années, (c’est-à-dire 1 suivi de 15 zéros, ou encore mille milliards d’années) ce qui représente un temps cent mille fois plus grand que l’âge total de notre univers » (idem p. 44).
16. Croyants ou non croyants doivent réfléchir devant ces données. Si, comme l’affirme la science, il faut plus que l’âge total de notre univers pour construire une seule molécule de RNA, comment la création tout entière aurait-elle pu se faire « par hasard » ?
17. Se référant encore au hasard, le professeur Bucci, du Campus Biomédical de Rome, parlant au cours d’un Congrès international qui avait pour thème « la probabilité dans le domaine des sciences », fit mention d’un exemple qu’il faudrait apprendre par cœur tant il est éclairant, simple et décisif : « Supposons que j’aille dans une grotte préhistorique et là, je trouve écrit sur le mur : « au milieu de ma vie je me suis trouvé en une savane obscure parce que je m’étais égaré » et que je dise à mes collègues : « en cette grotte, à cause de l’érosion des eaux, de la solidification des carbonates et de l’action du vent, s’est formée la première phrase de la Divine Comédie » Ne croiraient-ils pas que je suis devenu fou ? Et pourtant vous ne pourriez rien m’objecter si je vous disais que la première cellule vivante s’était formée par hasard, elle qui possède un contenu d’informations cinq mille fois supérieur à la totalité de la Divine Comédie" » (tiré de Eugenio Corti – Giancarlo Cavalleri, Scienza e fe, Mimep – Docete, Pessano 1995, p 13)
18. Un autre exemple qui se rapporte à l’impossibilité et à l’irrationnel du hasard nous est proposé par John Carew Eccles, neurophysiologue australien, de renommée mondiale, prix Nobel 1963de physiologie et de médecine. Écoutons ce qu’il nous dit : Supposons qu’il existe un immense entrepôt de pièces aéronautiques, chacune mise en caisse ou sur des étagères. Un bâtiment énorme, disons de mille kilomètres de côté. Arrive un cyclone qui provoque la mise en mouvement de ces pièces qui se croisent et s’entrechoquent. Quand finalement le cyclone se calme, là où se trouvait l’énorme bâtiment, il y a une série de quadrimoteurs tout prêts avec les hélices qui tournent… Selon la science, les probabilités de la création de la vie par le hasard sont plus ou moins de cet ordre. Ajoutons-y une circonstance aggravante : d’où viennent les matériaux du dépôt ? » (Tiré de Vittorio Messori, Inchiesta sul cristianismo, Mondadori, Milano 1993 p 174).
19. Toujours à propos du hasard, le scientifique Fred Hoyle, astronome et mathématicien né en 1915, disait : « Mais, est-il vraiment possible que le hasard ait produit, dans le bouillon primordial, à propos duquel on a écrit une fable, ne serait-ce que les plus de deux milles enzymes nécessaires au fonctionnement de l’être humain ? Il suffit de faire une petite série de calculs, avec l’ordinateur, pour voir que la probabilité pour qu’un tel événement se produise par hasard est semblable celle qu’il y a si on jette les dés sur la table cinquante mille fois de suite et pour obtenir toujours 12 (nous ajoutons nous-mêmes : deux dés qui ne soient pas truqués). En somme, c’est plus ou moins la même probabilité que celle du vieil exemple du singe qui, essayant une machine à écrire, rédige toute la Divine Comédie avec la ponctuation correcte. Et cela, je le répète, uniquement pour les enzymes, parce que la probabilité atteint des niveaux beaucoup plus incroyables encore si on l’étend à toutes les innombrables conditions indispensables à l’existence de la vie : sont-elles toutes des nombres qui sortirent du chapeau du hasard ? Si vous répondez oui, vous avez perdu la raison » (tiré de Vittorio Messori, cité, p. 174-175).
20. Les experts dans le domaine de la raison, comme Hoyle et les scientifiques que nous avons cités jusque là, n’ont pas peur de définir comme « irrationnel » celui qui fait appel au hasard pour expliquer l’origine de la création et l’ordre qui y règne. Les catholiques pratiquants devraient montrer plus de fermeté, surmontant tout complexe d’infériorité culturelle et se servant aussi des affirmations que nous avons présentées pour défendre la rationalité de l’existence de Dieu.
21. Le physicien Alfred Kastler (1902-1984), prix Nobel 1966, athée convaincu, étant interrogé sur la possibilité que le hasard soit l’origine de ce qui, en tant que physicien, était l’objet de ses recherches, répondit : « Supposons qu’au cours d’une des prochaines expéditions sur la lune, on explore la face cachée de la lune, c’est-à-dire celle qui nous est opposée et que nous ne voyons jamais mais que les astronautes peuvent atteindre. Jusqu’à aujourd’hui, ils ont aluni sur la face visible depuis la terre parce que les communications radios sont possibles alors qu’elles ne le sont pas quand on se trouve dans la partie obscure.
22. Supposons qu’ils aient la surprise de découvrir une usine automatique fabriquant de l’aluminium : il existe actuellement sur la terre des usines entièrement automatiques
23. Ils verraient d’un côté, les pelles qui creusent le sol et recueillent l’aluminium et de l’autre côté, ils verraient sortir les barres d’aluminium. Ils trouveraient des appareils spécifiques de la physique, des processeurs d’électrolyse puisque c’est grâce à l’électrolyse d’une solution d’alumine dans la cryolithe qu’est fabriqué l’aluminium.
24. En d’autres termes, après avoir examiné cette usine, ils ne constateraient que la vérification de phénomènes physiques normaux qui peuvent parfaitement s’expliquer par les lois du hasard.
25. Peut-être devraient-ils en conclure que c’est le hasard qui a créé cette usine ou bien que des êtres intelligents sont descendus sur la lune avant eux et l’ont construite.
26. Ces deux explications possibles sont réelles mais je demande « serait-il logique de considérer que le hasard ait uni les molécules de telle sorte qu'il ait créé cette usine automatique ? Personne n’accepterait cette affirmation.
27. Et bien, chez un être vivant nous trouvons un système infiniment plus complexe que celui d’une usine pour la fabrication automatique d’aluminium. Vouloir admettre que le hasard ait créé un être semblable, me paraît absurde. S’il existe un programme, je ne peux pas admettre un programme sans un programmateur. Mais, je ne veux pas me créer une image de celui-ci » ( Alfred Kastler, en Dio esiste ? No, rispondono… » de Christian Chabanis, Mondadori, Milano. 1974 pp 28-29).
28. La position de Kastler est, en un certain sens, bizarre. Il admet l’existence d’un programmateur, donc d’un Être intelligent – parce que pour programmer, il faut être intelligent -, mais sa réflexion en reste là. Il ne veut pas l’appeler Dieu et ainsi son athéisme ne souffre aucune brèche, même au prix de choquer la logique. Cependant, pour le catholique pratiquant il faut souligner que tout scientifique honnête ne peut cesser d’admettre que l’ordre de la création, « le programme », puisse exister sans « programmateur », c’est-à-dire qu’il ne peut pas s’être créé par hasard. Devant celui qui ne croit pas, le catholique pratiquant jouera bien sa partie en montrant qu’il est évident que le « programmateur » dont parle Kastler ne peut pas ne pas être une intelligence extraordinaire, infinie et si grande qu’elle peut « programmer », c’est-à-dire créer et ordonner l’univers entier. Nous, nous disons que ce programmateur, c’est Dieu.
29. Un autre croyant, un scientifique fameux, Jean Rostand, naturaliste, disait : « Au point de vue scientifique il manque quelque chose à l’explication par le hasard. Il est difficile d’accepter le fait que l’homme soit apparu sur la terre en vertu de ces lapsus moléculaires » (p. 51). Et il ajoutait : « J’ai dit non à Dieu […] mais la question revient à chaque instant. Je me demande : est-ce possible ? Par exemple, au sujet du hasard, je me répète : Ce ne peut pas être le hasard qui a combiné les atomes. Mais alors qu’est-ce ? ( p. 46). Enfin, à la page 59, il dit : « Je n’arrive lamentablement pas à imaginer autre chose qui ne soit pas le hasard. Mais biologiquement il semble difficile d’expliquer même l’existence d’une fleur par l’intermédiaire du hasard » (Jean Rostand, en Christian Chabanis, Dio esiste ? No, rispondono… op, cité)
30. Rostand est athée et doit nier l’existence de Dieu à tout prix. Mais quand il se demande qui peut avoir donné vie à l’ordre existant dans une minuscule fleur, -imaginons-nous l’univers entier -, il doit recourir, pour balbutier une réponse qui se contredit, à l’imagination : Je ne peux lamentablement pas imaginer autre chose qui ne soit pas le hasard ». Mais, biologiquement, c’est-à-dire scientifiquement, il sait que le hasard n’explique et n’expliquera jamais une fleur. Ce serait plus raisonnable d’admettre l’existence de Dieu.
31. reprenons une affirmation que nous avons rappelée au chapitre antérieur. Jean Dorst, professeur de zoologie des mammifères et des oiseaux, ex-directeur du Musée National d’histoire naturelle, nous la propose. Voici ses paroles : « L’écologie indique que la grande variété des espèces ne s’est pas établie par hasard » (tiré de René Laurentin Dio esiste, Ecco le prove. Le scienze erano contro. Ora conducono a Lui, Piemme, Casale M.to 1997),
32. C’est une négation du hasard comme auteur de l’harmonie, de la variété des espèces existantes dans la nature. Négation réaffirmée plus avant par ces mots : « On ne peut concevoir la formation du monde vivant, au cours de milliards d’années, sans un projet ». Ainsi, pour expliquer la beauté de la création, on a besoin d’un dessinateur, c’est-à-dire d’un Être intelligent, supérieurement intelligent. Et cet Être est Dieu.
33. L’astrophysicien des USA Trinh Xuan Thuan, d’origine vietnamienne affirme : « […] l’univers est régulé avec une extrême précision. On a besoin d’un peu plus de dix nombres pour le définir : la force de gravitation, la vitesse de la lumière, le chiffre qui donne la dimension des atomes, leur masse, la charge des électrons, etc. Bien. Il suffirait qu’un de ces nombres soit différent et l’univers n’existerait plus (y compris nous-mêmes, en conséquence). Il s’agit d’un mécanisme d’horloge très délicat puisqu'en changeant une seule décimale, il ne se passerait plus rien et l’univers deviendrait stérile. Le big-bang d’origine devait comporter une certaine densité ; les étoiles, produire du carbone, la terre se trouver à une distance déterminée par rapport au soleil ; l’atmosphère avoir une bonne composition. Tout ceci était nécessaire pour que la vie apparaisse. Des milliers de combinaisons différentes étaient possibles. Les physiciens ont voulu le reproduire en laboratoire, mais personne n’a pu retrouver l’origine de la vie. Cette concomitance de circonstances est trop extraordinaire pour que le hasard en soit seul responsable. Ainsi, je suis certain qu’il y a un Créateur. (Tiré de René Laurentin, Dio esiste. Ecco le prove. Le scienze erano contro. Ora conducono a Lui. Piemme, Casale M.to 1997)
34. Finalement, écoutons l’opinion d’un chercheur en philosophie, Sophia Vanni Rovighi, qui commente qui commente quelques données scientifiques qu’offre E. Poli, dans le volume Homo Sapiens, qui affirme que la substance du cerveau « est un enchevêtrement très complexe de cellules et de fibres, dotées d’extraordinaires capacités opérationnelles », que chez l’homme il y a 12 mille millions de neurones « dont 95% se trouvent dans le cortex cérébral. On calcule qu’une grande cellule de moelle épinière (chez le chat) a un contact synaptique avec près de 30 000 autres neurones […] Au total, dans le filet neuronique de l’homme, on aurait plusieurs milliards de connexions, etc… […] Comparées à ces données, les calculatrices les plus perfectionnées ne sont rien ».
35. Poli soutient que tout ceci est le fruit d’une évolution qui a duré des millions d’années sans qu’il y ait un projet, un but à atteindre, un plan opérationnel. Mais la philosophe Vanni Rivighi, se demande alors : Comment est-il possible que le hasard, même pendant une évolution qui a duré des millions d’années, ait produit cette incroyable organisation, cet enchevêtrement ordonné très complexe ?
36. Et elle continue : « Nous avons tous compris la comparaison : est-il possible que tirant au hasard, un nombre incalculable de fois, le contenu d’un sac plein de lettres de l’alphabet il en sorte l’Iliade ou la Divine Comédie ? On peut répondre : il n’est pas contradictoire que cela puisse arriver, mais quel est l’homme qui pourrait raisonner ainsi ? » (Sophia Vanni Rovighi, La filosofia e il problema de Dio, Vita e pensiero, Milano 1986).
37. Nous sommes arrivés à la fin de ce chapitre. Nous avons, semble-t-il, recueilli suffisamment d’éléments pour affirmer qu’il est totalement irrationnel, manquant totalement de raison et absolument absurde de soutenir le hasard, alors que nous avons confirmé la rationalité et la logique de celui qui affirme qu’à l’origine de l’univers ordonné, ce que chacun de nous voit confirmé par les observations scientifiques, il ne peut exister qu’une intelligence infiniment ordonnatrice qui est Dieu.
38. Ce sont des données prises dans le monde de la science, sur lesquelles il est possible d’avoir une ultime réflexion de caractère philosophique proposée par le philosophe Battista Mondin : « Accepter le hasard comme explication de quelque chose d’extrêmement et de profondément rationnel comme est la téléonomie c’est se mettre en contradiction patente puisqu’on affirme et on nie en même temps la rationalité. En téléonomie, la rationalité est incarnée, c’est réel. Se réfugier dans le hasard qui est un non être, un rien pour l’expliquer, signifie répudier ouvertement ce qui est déjà ouvertement reconnu ». (Battista Mondin, Dio chi è, Massimo, Milano 1990).
39. Donc, le hasard, selon ce qu’affirment les scientifiques eux-mêmes, ne peut pas être considéré comme la cause de l’ordre et du finalisme présents dans le cosmos ; on en déduit la nécessité d’admettre l’existence d’un Être qui ordonne et donne une finalité, donc un Être intelligent et cet Être nous l’appelons Dieu.