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Autoévaluation du chapitre 8

Mais quel hasard ?


Travail écrit

1 - Êtes-vous d’accord sur le fait que le hasard, en fin de compte, n’élimine pas Dieu, mais qu’il s’y substitue ? Peut-être cela signifie-t-il que l’homme ne peut pas se passer de Quelqu’un pour expliquer ce qui existe ?

2 - Qu’est-ce qui vous semble le plus raisonnable pour expliquer l’ordre de l’univers : recourir au hasard ou reconnaître l’existence de Dieu ?
3 - L’existence de Dieu n’est pas une vérité scientifique, mais la science peut-elle donner quelque aide à l’homme pour découvrir dans la création, les traces du Créateur ?




Questionnaire personnel

1. Que veut dire l’expression « pur hasard » : le « pur hasard » existe-t-il ?

2. Le hasard peut-il être à l’origine de l’univers ordonné ?

3. Que signifie l’expression hasard restringent ?

4. Quel exemple nous propose le scientifique Grichka Bogdanov pour nous expliquer l’impossibilité du hasard comme auteur d’une « simple » cellule vivante ?

5. Selon le professeur Bucci, à combien de « Divine Comédie » correspondrait le nombre d’informations contenues dans une seule cellule vivante.

6. Quel exemple prend le scientifique, prix Nobel, John Carew Eccles pour nous expliquer l’irrationnel du hasard ?

7. Quel exemple nous offre le scientifique Fred Hoyle pour expliquer l’irrationnel du hasard ?

8.Quel exemple propose le physicien, prix Nobel, Alfred Kastler pour nous expliquer l’irrationnel du hasard ?

9. Pourquoi l’astrophysicien des États-Unis Trinh Xuan Thuan affirme-t-il sa certitude de l’existence d’un Créateur ?

10. Pourquoi, selon le philosophe Battista Mondin, la « téléonomie » (finalisme de la nature) ne peut s’expliquer par le hasard ?




Points de réflexion 

1. Comment pouvons-nous utiliser les données que nous offre la science pour lutter contre l’athéisme et agir en faveur de l’évangélisation ?

2. Pouvons-nous trouver d’autres informations, d’autres données que tous, croyants et incroyants, peuvent vérifier et qui nous aident à éliminer le hasard en tant qu’auteur de l’ordre et du finalisme de l’univers ?

3. Les vérités scientifiques peuvent-elles être un danger pour la foi ?




A retenir

« Supposons qu’il existe un immense entrepôt de pièces aéronautiques, chacune mise en caisse ou sur des étagères. Un bâtiment énorme, disons de mille kilomètres de côté. Arrive un cyclone qui provoque la mise en mouvement de ces pièces qui se croisent et s’entrechoquent. Quand finalement le cyclone se calme, là où se trouvait l’énorme bâtiment, il y a une série de quadrimoteurs tout prêts avec les hélices qui tournent… Selon la science, les probabilités de la création de la vie par le hasard sont plus ou moins de cet ordre. Ajoutons-y une circonstance aggravante : d’où viennent les matériaux du dépôt ? » (John Carew Eccles)

« Accepter le hasard comme explication de quelque chose d’extrêmement et de profondément rationnel comme est la téléonomie c’est se mettre en contradiction patente puisqu’on affirme et on nie en même temps la rationalité. En téléonomie, la rationalité est incarnée, c’est réel. Se réfugier dans le hasard qui est un non être, un rien pour l’expliquer, signifie répudier ouvertement ce qui est déjà ouvertement reconnu ». (Battista Mondin)




Suggestions pour l’étude

- René LAURENTIN, Dieu existe…
- Jean Guitton, GRICHKA et IGOR BOGDANOV, Dieu et la Science…
- VITTORIO MARCOZZI, Caso e finalità, Editrice Massimo, Milano 1976
- BATTISTA MONDIN, Dio : chi è, Massimo Milano 1990
- GUIDO SOMMAVILLA, Dio, una sfida logica, Rizzoli, Milano 1997
- SOPHIA VANNI ROVIGHI, la filosofia e il problema di Dio, Vita e pe




Appendice

L’objection la plus fréquente contre la « Quinta via » est faite par ces penseurs (scientifiques et philosophes) qui considèrent le finalisme (la téléonomie) comme une projection sur le monde de la nature d’un principe qui est exclusivement valable pour le monde de l’homme : ce serait un exemple typique d’anthropomorphisme. Mais derrière cette objection, se cache une grande ambiguïté : on confond « l’agir pour une fin » avec « l’avoir conscience » de cette fin elle-même ; tandis qu’il est obvie qu’il s’agit de deux choses distinctes : il peut exister une action tendant vers un but sans que celui qui la réalise ait conscience de cette même action. Par exemple : un train qui va de Rome à Milan, se déplace certainement pour une fin, mais il n’en a pas conscience. C’est précisément pour ce motif, et pour le fait d’agir en vue d’une fin dont on est conscient, qu’il faut attribuer la conscience et le choix d’une fin, à quelqu’un de distinct du train, en l’occurrence ici, au machiniste ». (Battista Mondin, Dio, chi è. Massimo Milano 1990)

Si nous voulons être cohérents, - et pour un scientifique, la cohérence est un impératif catégorique ! – après avoir reconnu le rationnel du monde grâce à la téléonomie, nous devons avoir le courage d’avancer en suivant la trajectoire de la rationalité jusqu’à en découvrir la source originaire (…). L’unique explication plausible et cohérente du rationnel incarné dans le monde de la nature est son origine en un Être Intelligent (Dieu), parce que ce qui manque d’intelligence ne tend pas vers la finalité s’il n’est pas dirigé par un être cognitif et intelligent, comme la flèche de l’arc ». (Battista Mondin, Dio chi è, Massimo, Milano 1990)
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