retour accueil

Il est vivant parmi nous aujourd'hui !

Chapitre 15

La véritable Religion


Dans le monde, il existe un très grand nombre de religions. Il peut arriver que certains qui s’approchent de Dieu soient déconcertés en face de tant de croyances, de tant de variétés de rites, devant la diversité des convictions au sujet de Dieu. Naturellement, le catholique sait bien que le christianisme est la religion révélée par Dieu et que pour cette raison, c’est l’unique religion véritable. Au cours de ce chapitre, nous nous proposons de jeter regard très général sur les raisons de crédibilité du christianisme par rapport aux autres religions. Nous sommes convaincus du fait qu’après tout ce que nous avons dit dans les chapitres antérieurs, il est possible de comprendre la rationalité du christianisme, dénonçant même les erreurs des autres croyances.




I. L’homme religieux
II. Religion de Dieu et religion des hommes


Points de réflexion

- Il n’existe qu’une seule véritable religion : la religion chrétienne. Ceci peut également être démontré par l’usage de la raison. Réfléchissez au fait que beaucoup pensent que toutes les religions se valent.

- Aucun fondateur de religion ne peut se comparer au fondateur de la religion chrétienne, Jésus-Christ, le seul qui ait dit et démontré qu’il est Dieu.

- Les miracles, présents depuis toujours dans la religion chrétienne, sont la preuve de sa véracité.




Mots clés

Christianisme : véritable religion Judaïsme Islamisme
Bouddhisme Hindouisme Shintoïsme



I. L’Homme religieux

1. L’existence de nombreuses religions est un fait compréhensible : les hommes ont toujours essayé de connaître Dieu, de respecter sa volonté, et surtout de lui rendre un culte. En faisant cela, ils ont commis des erreurs, parfois très évidentes, que la raison humaine elle-même peut dénoncer. L’existence de nombreuses croyances religieuses est précisément due à ces erreurs.

2. C’est un fait déjà confirmé que l’homme a toujours été un être religieux. Mircea Eliade, un des plus grands, sinon le plus grand historien des religions, écrit que « être homme signifie être religieux » et ceux qui lui demandaient pourquoi les hommes sont religieux, il répondait : « Les hommes sont religieux parce qu’ils sont intelligents » (Mircea Eliade, Storia della credenze e delle idee religiose, Firenze 1983, Vol I, p 6)

3. Depuis que l’homme est apparu sur la terre, ce fut un être religieux. L’histoire nous enseigne que jusqu’au XVIIIe siècle, toutes les cultures et toute la pensée humaine – à l’exception de cas rares et sporadiques – étaient imprégnées d’une profonde religiosité.

4. L’anthropologie culturelle, cette discipline qui étudie les caractéristiques culturelles des divers groupes humains, confirme le fait que nous avons indiqué plus haut. Jean Servier, ethnologue de renommée mondiale, écrit : « L’idée d’un Dieu unique, éternel, incréé, maître de la vie, origine et fin de l’aventure humaine, se retrouve dans toutes les civilisations humaines » (Jean Servier, L’uomo e l’invisible, Rusconi, Milano 1973, p 121).

5. Ce fait de l’anthropologie culturelle moderne est connu depuis Aristote (384-322 av. JC) chez qui nous pouvons lire (de cœlo et mundo) : « Tous les hommes ont la conviction de l’existence de Dieu » (I, 3, 270b, 5-6).

6. Il est bon de savoir, comme l’affirme le philosophe Henri Bergson, qu’il y a eu dans le passé, des sociétés ou des groupes humains – et on peut en rencontrer encore aujourd’hui – ceux chez lesquels la science, l’art et, même, la philosophie étaient peu développés. Mais il n’y a jamais eu une société qui n’eut pas de religion, c’est-à-dire une relation avec le divin » (H. Bergson, les deux sources de la morale et de la religion, PUF, Paris 1995, p 105). Ces affirmations, sont basées sur des faits confirmés par la paléontologie culturelle. En Crimée, au Mont Carmel, en Israël, en Ouzbékistan, se trouvent de nombreuses tombes qui remontent à 50 ou 100 000 ans avant le Christ. Nous sommes à l’époque du Neandertal, lorsqu’il n’y avait aucune forme d’écriture. Donc, en pleine préhistoire.

7. Jean Servier a étudié ces tombes et nous a dit qu’en ces peuples préhistoriques « on n’a jamais vu l’enterrement précipité d’un cadavre qui dérangeait ou un squelette inutile ». En ce temps-là, l’homme croyait déjà à une forme de survie après la mort, il avait donc une croyance typiquement religieuse.

8. Récemment, en Australie, on a découvert les restes d’hommes qui vécurent il y a 170 000 ans. On trouvé des milliers de petites incisions sur une roche au sud-ouest de Darwin. Les chercheurs sont convaincus qu’elles servaient à un culte, c’est-à-dire qu’elles avaient une finalité religieuse. Et aussi, on a trouvé des grains d’Ocre, dont les hommes préhistoriques se servaient pour des peintures rituelles, signes de croyances religieuses, présents sur le corps des défunts.

9. Non seulement le monde de la préhistoire, mais aussi le monde de l’histoire est rempli de signes et de traces de la religiosité de l’homme. Temples, monuments et restes sépulcraux, jusqu’à nos splendides cathédrales. Le monde est plein de vestiges qui montrent la profonde religiosité de l’être humain.

10. Tout démontre à quel point le grand saint Thomas d’Aquin avait raison en écrivant : « La raison humaine impose à l’homme de se soumettre à un Etre supérieur quel qu’il soit, en raison des déficiences qu’il découvre en lui-même et pour lesquelles il sent le besoin d’être aidé et dirigé par un Etre supérieur ; et indépendamment de ce qu’il est, cet être est celui que tous appellent Dieu ».

11. L’athéisme, en tant que phénomène social, est né il y a seulement 200 ans, avec la Révolution française. Il demeure un phénomène typique de l’époque moderne et semble déjà en décadence dans le monde postmoderne qui engendre une nouvelle religiosité. Il convient que le catholique engagé dans l’évangélisation sache que la négation de Dieu est un fait relativement récent, qu’il n’est absolument pas naturel et n’a pas de base dans l’histoire de l’être humain, l’homme étant au contraire, un être structurellement religieux.


II. Religion de Dieu et religion des hommes

12. Beaucoup affirment que notre société est multiculturelle et multireligieuse. Aujourd’hui, il est très facile de trouver des hommes qui se disent religieux, mais qui ne sont pas chrétiens. De la même façon, dans ses relations avec ces personnes, le catholique doit assurer sa mission d’évangélisation. Il doit trouver les moyens de leur faire connaître, apprécier et aimer Jésus-Christ et son Église.

13. Comment pouvons-nous identifier la véritable religion en ne nous servant que d’arguments rationnels, dictés par la raison humaine ? Nous pouvons parcourir à trois étapes :
- La première : la véritable religion ne doit évidemment pas enseigner des choses qui soient contraires à la raison humaine, parce que la raison humaine est un don de Dieu et ne peut être contraire à la véritable foi en Dieu.
- La seconde : Toute religion a un fondateur. Donc, le fondateur de la véritable religion devra montrer une absolue cohérence entre ses idées et la sainteté de sa vie.
- La troisième : La religion qui présente de façon constante des signes miraculeux, qui viennent certainement de Dieu comme preuve de son existence et de la foi véritable, est la véritable religion.

14. La première preuve rationnelle pour démontrer qu’une religion vient de Dieu est sa conformité avec raison humaine droite. En effet, la raison humaine et la vraie religion ne peuvent se contredire parce qu’elles viennent toutes les deux du même et unique Dieu.

15. Le Bouddhisme, le taoïsme et le confucianisme ne croient pas à l’existence de Dieu créateur du monde. Dans les chapitres précédents, nous avons vu que la raison humaine, même sans l’aide de la révélation et de l’Église, était capable de démontrer l’existence de Dieu. Nous avons observé que la raison humaine, examinant la création et cherchant la cause de son existence, de son ordre et de sa finalité, découvre l’existence d’une cause première qui, en même temps, ordonne et donne une finalité intelligente à tout l’univers. Découvrez l’existence de Dieu. Or, le Bouddhisme, le Taoïsme et le Confucianisme nient précisément l’existence de Dieu, et si en général, on les regarde comme des religions, il est évident qu’elles n’ont rien à voir avec le véritable Dieu qu’elles nient elles-mêmes.

16. La doctrine Hindoue, au cours de son histoire, a eu un certain développement. A l’origine, elle proposait l’existence de 33 divinités, ensuite elle a cherché à identifier Dieu au monde matériel pour arriver à proposer, de nos jours, de nombreuses divinités entre lesquelles surgissent Bramah, Vishnou et Siva. Nous n’allons donc pas parler de la religion hindoue, mais il nous suffit de voir que la raison humaine découvre l’existence d’un seul Dieu, d’une seule Cause Première. On peut donc en déduire que proposer l’existence d’une multitude de divinités est totalement contraire à la raison, qui est don de Dieu. Donc, l’hindouisme n’est pas une religion qui vient de Dieu.

17. Le Shintoïsme, la religion des japonais, considère comme divinité, comme si c’était Dieu, chaque élément de la nature. Le soleil est Dieu, la mer est Dieu, le bosquet est Dieu, le Volcan Fusi-Yama est Dieu, etc...

18. A la question sur l’existence de Dieu, le Shintoïsme répond en affirmant l’existence d’innombrables divinités. Nous sommes donc très loin des découvertes de la raison humaine qui, comme nous l’avons rappelé, découvre l’existence d’une seule Cause Première, d’un seul Dieu.

19. Judaïsme et Islamisme, contrairement aux religions citées plus haut, croient en l’existence d’un seul Dieu personnel, Créateur et Seigneur de l’univers, distinct de l’univers créé ; et là, ils sont d’accord avec le christianisme. Sur ce point, ces trois croyances ne s’opposent pas à la raison humaine.

20. La seconde preuve rationnelle pour montrer qu’une religion vient de Dieu s’adresse à la personne de son fondateur. Là, nous pouvons dire que la figure de Jésus de Nazareth ne craint la présence d’aucun rival. Après avoir montré dans les chapitres précédents, l’historicité des Évangiles, nous avons de bonnes raisons de soutenir que les œuvres réalisées par le Christ ne peuvent être comparées à aucune autre et montrent vraiment son caractère unique et son authentique divinité. Et c’est le point décisif pour la crédibilité du christianisme comme véritable religion, unique religion voulue par Dieu. Aucun fondateur d’une autre religion n’a réalisé des œuvres similaires à celles du Christ et aucun fondateur n’a osé se définir, comme le fit Jésus, Dieu, égal à Dieu. A ceci, il faut ajouter, pour faire une première comparaison, que Mahomet, fondateur de l’Islam, a eu des idées très confuses au sujet de Dieu, pendant sa vie. D’abord, dans sa jeunesse, il était idolâtre et polythéiste ; ensuite, vers 40 ans, influencé par le judaïsme, il devint monothéiste.

21. Le Coran, livre sacré pour l’Islam, contient les révélations que Mahomet dit avoir reçues de Dieu par l’intermédiaire de l’Ange Gabriel, avec aussi le rappel de grands personnages bibliques, surtout de l’Ancien Testament. Cependant, la raison humaine ne peut, vraiment pas partager son contenu. Mahomet qui avait dicté le Coran, fit écrire dans l’ive sourate, le chapitre consacré aux femmes, qu’un homme peut changer d’épouse pour une autre (4, 20), mais qu’il peut aussi la tromper et la répudier (4, 34). Donc, étant donné le caractère très général de notre étude, nous ne discuterons pas de cette question, nous ne chercherons pas les raisons de ces déclarations. Mais nous nous permettons de dire qu’on ne peut pas admettre que Dieu ait appris à frapper les épouses, à les répudier et à en avoir quatre (4, 3). Nous avons quelques raisons de nous demander si le Coran fut vraiment dicté par Dieu ou élaboré par Mahomet.

22. D’autre part, Mahomet n’a pas eu une vie particulièrement cohérente. Alors qu’il imposait à ses partisans de ne pas épouser plus de quatre femmes, lui en a épousé onze et a vécu jusqu’à sa mort, avec neuf d’entre elles. Pour épouser Zàynab, la femme d’un fils adoptif, il a voulu l’obliger à en divorcer. D’autre part encore, au cours de sa vie, Mahomet commit de nombreux actes de violence, prises d’assaut de caravanes, une série d’assassinats et d’actes cruels. Vraiment rien à voir avec la sainteté du Christ historique.

23. En ce qui concerne Bouddha, Lao Tzu (dont le livre de la vie et de la vertu donna naissance au taoïsme) et Confucius, selon la tradition, on raconte que ce furent des hommes de vertus peu communes. Mais les faits historiques avec lesquels nous pouvons les connaître sont très rares. Par exemple, quelques chercheurs considèrent que Lao Tzu est une figure légendaire. De toute façon, aucun d’entre eux ne s’est permis de se dire Dieu, alors que, par contre, Jésus-Christ le fit ; aucun d’entre eux ne réalisa des œuvres qui, légitimement ne peuvent être comparées à celles que fit le Christ.

24. Au sujet de la cohérence de vie de Jésus de Nazareth, nous ne dirons rien ici. Les Évangiles, les documents historiques dignes de foi, nous en disent assez pour connaître de près Jésus-Christ et, donc, nous devons nous en remettre à leur lecture.

25. La troisième preuve raisonnable pour prouver qu’une religion vient de Dieu est celle des miracles. Saint Thomas enseigne qu’un miracle « est ce que Dieu réalise en dehors de toute la nature créée » (S. Théol. I, 110, 4).

26. Or, les miracles n’existent que dans la religion juive (Ancien Testament), et dans le christianisme.

27. Mais le judaïsme, en refusant le contenu des Évangiles et la divinité du Christ, refuse la crédibilité du christianisme qui nous est apparue démontrable, comme nous l’avons vu, dans les chapitres précédents.

28. Les miracles cependant, sont absents de la religion d’Extrême Orient. Marcher sur des charbons ardents sans se brûler, s’installer sur un lit de clous pointus sans se faire mal, faire apparaître ou disparaître des objets, gestes que beaucoup considèrent comme des « miracles », ne sont en réalité, que des œuvres « prodigieuses » qu’un homme peut toujours réaliser s’il s’entraîne, s’il devient adroit, parce qu’il en a la capacité. Mais ce ne sont pas des actions de Dieu, mais de fakirs, de gourous, ou de n’importe qui ayant la chance de pouvoir apprendre à les réaliser.

29. Le thème que nous avons étudié en ce dernier chapitre mériterait d’être approfondi. Nous en sommes conscients et nous suggérons à tous les catholiques de chercher à connaître à fond les doctrines des religions non chrétiennes. Ceci est un fait important, aussi bien pour renforcer la conviction de la rationalité du christianisme que pour posséder les moyens d’une action d’évangélisation efficace envers les croyants non chrétiens.

30. Il faut ajouter que nous n’avons pas voulu exprimer un jugement envers la bonne foi de ceux qui, croyant en Dieu, ne le connaissent pas vraiment et pratiquent des religions qui sont l’œuvre des hommes et non pas l’œuvre de Dieu. Mais il faut dire également que notre raison est capable de donner les motifs qui la pousse à identifier la véritable religion, la religion chrétienne, et à la distinguer des fausses religions. Nous avons, donc, des arguments pour exposer à ceux qui, même se disant croyants en Dieu, ne jugent pas nécessaire d’approfondir le christianisme ; nous espérons que notre exposé contribuera à faire connaître et à aimer Jésus de Nazareth et son Église Catholique.









Recommander ce site à un ami | S’inscrire aux services en ligne | Nous écrire | Mettre en page d'accueil | Ajouter aux favoris

L’association Sacerdos est la branche française de l’Institut Sacerdos de Rome

Statistiques