Que signifie l’Apocalypse dans la Bible ?

Publié le : 07 avril 20237 mins de lecture

Le concept d’apocalypse a une longue et riche tradition littéraire et religieuse, dont la signification va au-delà de ce que l’on voit dans les films dramatiques.

Le mot apocalypse est dérivé du mot grec apokálypsis, qui se traduit littéralement par « une percée ». Dans le contexte de textes religieux tels que la Bible, le mot est le plus souvent utilisé en relation avec une révélation sacrée d’informations ou de connaissances, généralement par le biais d’un rêve ou d’une vision prophétique.

La connaissance contenue dans ces visions est généralement liée à la fin des temps ou à des aperçus de la vérité divine.

Plusieurs éléments sont souvent associés à l’apocalypse biblique, y compris, entre autres, le symbolisme basé sur des images spécifiques ou significatives, des nombres et des périodes de temps.

Dans la Bible chrétienne, il existe deux livres apocalyptiques majeurs ; dans la Bible hébraïque, il n’y en a qu’un seul.

Termes clés

  • Révélation : découverte d’une vérité.
  • Enlèvement : l’idée que tous les vrais croyants vivants à la fin des temps seront emmenés au ciel pour être avec Dieu. Le terme est souvent utilisé comme synonyme d’apocalypse. Son existence fait l’objet de nombreux débats entre les confessions chrétiennes.
  • Fils de l’homme : terme qui apparaît dans les écrits apocalyptiques, mais qui ne fait pas l’objet d’une définition consensuelle. Certains spécialistes estiment qu’il affirme le côté humain de la double nature du Christ ; d’autres pensent qu’il s’agit d’une manière idiomatique de se désigner lui-même.

Le livre de Daniel et les quatre visions

Daniel est l’apocalypse que partagent les traditions juive et chrétienne. On la trouve dans l’Ancien Testament de la Bible chrétienne parmi les Prophètes majeurs (Daniel, Jérémie, Ézéchiel et Isaïe) et dans le Kevitum de la Bible juive. La section relative à l’apocalypse est la seconde moitié des textes, qui consiste en quatre visions.

Le premier rêve est celui de quatre bêtes, dont l’une détruit le monde entier avant d’être anéantie par un juge divin, qui donne ensuite la royauté éternelle à un « fils d’homme » (expression particulière qui apparaît fréquemment dans les écrits apocalyptiques judéo-chrétiens).

Il est dit à Daniel que les bêtes représentent les nations de la terre, qui feront un jour la guerre aux saints, mais qui recevront le jugement divin.

Cette vision comporte plusieurs caractéristiques de l’apocalypse biblique, notamment un symbolisme numérique (quatre bêtes représentent quatre royaumes), des prédictions sur la fin des temps et des périodes rituelles indéfinies selon les normes habituelles (il est précisé que le dernier roi fera la guerre pendant « deux fois et demie »).

La deuxième vision de Daniel est celle d’un bélier à deux cornes qui se déchaîne jusqu’à ce qu’il soit détruit par un bouc. Le bouc fait alors pousser une petite corne qui devient de plus en plus grande jusqu’à ce qu’elle souille le saint temple.

Une fois encore, des animaux sont utilisés pour représenter des nations humaines : les cornes du bélier sont censées représenter les Perses et les Mèdes, et bien que le bouc soit censé être la Grèce, sa propre corne destructrice est représentative d’un roi maléfique à venir.

Les prophéties numériques sont également présentes dans la spécification du nombre de jours pendant lesquels le temple est impur.

L’ange Gabriel, qui a expliqué la deuxième vision, revient sur les questions de Daniel concernant la promesse du prophète Jérémie selon laquelle Jérusalem et son temple seraient détruits pendant 70 ans.

L’ange explique à Daniel que la prophétie se réfère à un nombre d’années équivalent au nombre de jours d’une semaine multiplié par 70 (soit un total de 490 ans), et que le Temple sera restauré, puis à nouveau détruit par un chef injuste.

Le chiffre sept joue un rôle important dans cette troisième vision apocalyptique, à la fois comme nombre de jours dans une semaine et comme soixante-dix crucial, ce qui est assez courant : sept (ou des variantes telles que « soixante-dix fois sept ») est un nombre symbolique qui remplace souvent le concept de nombres beaucoup plus grands ou le passage rituel du temps.

La quatrième et dernière vision de Daniel est probablement celle qui se rapproche le plus du concept révélateur et apocalyptique de la fin des temps que l’on trouve dans l’imagination populaire. Dans cette vision, un ange ou un autre être divin montre à Daniel une époque future où les nations humaines sont en guerre, développant la troisième vision dans laquelle un dirigeant maléfique traverse et détruit le Temple.

Livre de l’Apocalypse

L’Apocalypse, qui constitue le dernier livre de la Bible chrétienne, est l’un des écrits apocalyptiques les plus célèbres. Présentée comme les visions de l’apôtre Jean, elle est pleine de symbolisme dans les images et les figures pour créer une prophétie de la fin des temps.

L’Apocalypse est à l’origine de notre définition populaire de l’apocalypse. Dans ses visions, Jean assiste à d’intenses combats spirituels centrés sur le conflit entre les influences terrestres et divines et sur le jugement final de l’homme par Dieu.

L’imagerie vivante, parfois déroutante, et les temps décrits dans le livre sont chargés d’un symbolisme qui renvoie souvent aux écrits prophétiques de l’Ancien Testament.

Cette apocalypse décrit, en termes presque rituels, la vision de Jean sur la manière dont le Christ reviendra lorsque le moment sera venu pour Dieu de juger tous les êtres terrestres et de récompenser les fidèles par une vie éternelle et joyeuse.

C’est cet élément, la fin de la vie terrestre et le début d’une existence inconnaissable proche du divin, qui donne à la culture populaire l’association « apocalypse » et « fin du monde ».

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